L’ange de la soul est de retour !

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Lundi 15 Décembre. 7h45. j’émerge de mon sommeil, ce précieux. Nouvelle semaine, pffff….Courage, il ne reste plus que 4 matins avant de retrouver la chaleur de mon lit, mon mari. La tête en vrac, je consulte Facebook, ma tasse de café à la main. Et là, je découvre la nouvelle….Le messie de la soul, D’Angelo sort son nouvel album….Merde, en version iTunes pour l’heure, il faut encore patienter une semaine pour avoir entre les mains le « précieux »…Comme un air de déjà vu. Il nous a « beyoncé » !

Plus tard dans la journée, Spotify m’annonce que « Black Messiah » est disponible. Je pose mes écouteurs, j’attends une minute : « Et si j’étais déçue? », « Après 14 années d’errance, a t-il encore quelque chose à proposer ? » « Après tout, le monde de la soul a (bien?) évolué sans lui… ». Je presse play et on est parti.

Mon constat : IL EST VRAIMENT DE RETOUR !

Il n’y a pas à dire, D’Angelo est resté fidèle à son essence : la soul, le funk, la mise en valeur des instruments. Sa voix n’a pas bougé, on retrouve la fragilité sonore de ses aiguës qui le caractérise si bien. La vibe est la même !

Je termine cet opus, je ré-écoute, on me dérange. Je ré-essaie, je veux apprécier.

J’aime tout particulièrement le titre « Really Love » qui est un bijou musical. Je l’écoute en boucle. Entres consonances espagnoles et soul, je me laisse envelopper par toute la passion qui se dégage de ce titre. Il m’obsède, je le fredonne dans la rue, dans ma tête, lorsque le taf me saoule. Il m’apaise.

« Sugah Daddy » est une chanson vivante. C’est une invitation de la Nouvelle-Orléans, une proposition à danser. Pur mélange du blues, du funk, je voyage à travers l’histoire des afro-américains.

« Prayer » fait office d’ovni. Même si l’adn reste profondément soul, je sens dans ses « butées » audio, le son des cloches et la voix micro, une torpeur qui m’enivrent. Je ne peux m’empêcher de balancer la tête. Oh ! Il semble que le « messiah » m’habite. Oh ! Please black messaiah listen to me, listen to « my prayer »…Je te suis en petit pas chassé sur le côté, en mode déter, lunettes noires vissées sur le nez, le voile sur la tête…Ah mince, je me suis perdue, je suis dans le cortège d’un enterrement à Saint-Louis.

« Betray my heart » est entêtant, une invocation. Je suis sous le charme. Tandis qu' »Another life » fini de m’achever et conclu l’album sur cette dernière touche sonore fort agréable.

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Si j’ai apprécié l’album, je n’ai pas été en surkiffance. « Black Messiah » est la continuité de « Voodoo » (album qui m’a ému au plus haut point). C’est comme si durant ses 14 dernières années, l’espace-temps s’était arrêté, D’. était parti en pause déj, et est revenu terminer celui là. N’y voyez pas là, un manque de respect pour son travail. Loin de là, je dis chapeau bas, c’est un album de grande qualité musicale mais à mon sens, il n’y a pas d’évolution de fond. D’ est resté le même, sa musique lui ressemble, et, il reste le seul à conjuguer aussi bien, à tous les temps, la néo soul.

A l’heure où j’écris, l’album est déjà 1er en terme de vente sur iTunes. C’est bon ça ! Pour écouter son tout premier single « Sugah daddy », c’est ici

Enjoy the music and the day.

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